Par Facebook, j'ai appris que le département des sciences humaines de l'UQÀM (quelle nouvelle...) serait en grève pendant trois jours pour la même et unique raison que les trois-quatre autres dernières années: les prêts et bourses qui.. blablabla. Comme quoi, les étudiants font preuves d'imagination.
Ce que je trouve le plus exaspérant, c'est que ces belles p'tites têtes à claque qui décident de faire une levée de cours choisissent toujours les fins de session. Y-a-t-il un lien de causalité?! Hmmm! Je me le demande bien!
Cela dit, je suis en gros tabarnak devant ces ados-similis-adultes-révoltés-à-tendance-hippies-chics-et-écolos. Parce que oui, ce sont des adolescents qui ont les hormones dans le plafond et qui savent pas encore les contrôler comme des adultes. Ils vénèrent les Baby Boomers qui ont fucké, qui fuck et qui vont fucké notre système dans plusieurs domaines. Et en plus, ils se disent hippies mais se promènent avec un iPod/iPhone/iTruc dans les mains en pétant une coche au premier individu qui jette une facture de papier à la poubelle plutôt qu'à la récupération.
Ben oui! Parce que la session passée, j'en ai vu manifesté avec des appareils téléphoniques à 500$! Et j'ai même vu un dude se promener avec un pupitre d'école dans la rue, preuve qu'en matière d'argent et de budget, c'est la compréhension totale. Sans parler des pitounes qui manifestent en talons-hauts parce qu'elles sont tannées, pour une fois, de magasiner pendant leurs cours universitaires...
Non, mais t'sais... la moitié de ces étudiants-là ont un flat screen, une console de jeux, se bourrent d'alcool (weed) à longueur de semaine, partent en vacances une fois par an, et peuvent demander à papa-maman de l'argent n'importe quand.
Rétablissons les faits. Sur une affiche de l'UQÀM, j'ai vu (SCANDALE!) qu'un étudiant recevait 7$ par jour pour se nourrir. Cela fait 49$ par semaine d'épicerie. En oubliant la caisse de bières, les produits bios et naturelles et en focussant sur les spéciaux, 50$ d'épicerie par semaine, c'est en masse!
Sur une autre affiche, j'ai vu qu'un étudiant recevait 2350$ et des poussières pour ses frais de scolarité pour deux sessions. Admettons qu'une session coûte 1200$, fois deux, ça revient à 2400$. C'est 50$ à débourser de ses poches. Et les cahiers, et les crayons, et les manuels? Ben gardez-les vos reçus! Mettez ça dans vos impôts pis vous les payerez pas! D'ailleurs, même si c'est le gouvernement qui "paie" les études, y'a pas un maudit étudiant qui va avoir la franchise et l'honnêteté de ne pas mettre dans ses impôts la facture de ses études!!!!!!!!
Et l'appartement? Et l'abonnement au gym? Et le psy pour apprendre à gérer la pression/le stress/la dépression saisonnière? Et l'électricité? Et Internet? Et le reste?
Quoi le reste? Quel reste? Le gouvernement ne paie pas pour que les étudiants étudient dans le luxe. Le montant donné par les prêts et bourses est suffisant pour les besoins essentiels. Et encore! Un prêtre qui achète rien, se contente de peu, vit dans le vœu de la pauvreté sans jamais avoir faim, se sentirait riche, réussirait à faire des économies et irait se dorer la couenne en Floride avec l'argent du gouvernement!
Cela dit, la pauvreté étudiante existe, tout comme la détresse et l'abandon des cours du aux coûts inabordables des études pour certains. Le problème alors ne vient pas de l'argent reçu par l'aide financière aux études, car ce qu'ils donnent est TRÈS correcte. Ce n'est pas le coût des frais de scolarité(payer moins cher = moins de service, moins bonne qualité des cours, classes surchargés, profs en burn-out, etc.) Le problème, c'est l'ACCESSIBILITÉ aux critères des prêts et bourses.
La bureaucratie exige des papiers pour TOUT. Tu ne parles pas à une personne, tu parles à un formulaire qui coche les cases des critères auxquels tu corresponds. Tu arrives au guichet de l'aide financière, on te demande ton code permanent avant de te dire un bonjour. Les situations particulières ne sont pas prises en compte, tu dois fitter dans le boule. Nombre d'étudiants ne reçoivent pas d'aide parce que leurs parents sont trop riches (mais ceux-ci ne donnent rien à leurs enfants). Beaucoup aussi ont des enfants sous les bras, mais parce qu'ils leur manquent un critère, ils passent à côté d'une aide financière considérable. On refuse aussi de l'aide financière à ceux qui change de statut pendant l'année scolaire (temps partiel à la session automne, temps plein à la session d'hiver). Cela n'a aucune logique, mais cela est pourtant et mets dans la merde beaucoup d'étudiants!
Donc voilà ce que les hippies uqàmiens devraient réclamer: assouplissement des critères d'admission aux prêts et bourses, quitte à diminuer les prêts et bourses reçus par certains étudiants. Assouplissement et flexibilité, ouverture d'esprit et contact humain. Véritable source d'aide à l'étudiant. Et ça, ce n'est pas la mère à boire pour exaucer.
Un jour, un homme m'a dit ceci: "Vise les étoiles, au pire, tu te retrouveras sur la lune." Il s'appelait Leonardo Da Vinci.
mardi 16 novembre 2010
lundi 15 novembre 2010
20- La mère
Ma mère...
À la fin de cet été et au début de l'automne, ma mère a fait plusieurs actions qui m'ont amené à prendre une grande décision: l'écarter de ma vie. Depuis, je me sens mieux. Véritablement mieux. Je n'ai plus de pression, je n'ai plus de stress, je me sens libérée et même, pour pousser jusqu'au zèle (et aussi parce que c'est un peu drôle), ma vie sexuelle s'en porte mieux !!
Non, pour vrai, je me sens comme ce chat qui vient de cracher une vilaine boule de poils qui était coincée depuis fort très longtemps. Parce que ma mère, c'est un gros tapon de poils entremêlé où la poussière et autres minuscules déchets s'est pris entre les filaments. Elle est remplie de vide où de vieux fantômes sont venus se pendre. C'est un tas de problèmes qui se mélangent les uns aux autres et à cause des nombreux nœuds, on arrive jamais à en connaître l'origine, la cause, la raison, le pourquoi du commun. On se fatigue à essayer de comprendre, de voir clair, de chercher un sens. On finit simplement par se perdre, se faire prendre et ensuite, vouloir se pendre.
Je ne me sens même pas capable d'avoir une once de dégoût sur ce que je suis en train de dire: j'en ai marre. Ma mère est un monstre gluant semblable à une sangsue, mais sans les vertus thérapeutiques de celles-ci, il faut le préciser. À plusieurs reprises, j'ai voulu me détacher d'elle, m'enlever à son emprise, toujours avec plus ou moins de succès, d'échecs.
Une fois, je suis même allée au poste de police tellement j'en avais marre. On a parlé de la DPJ. Ma mère s'est effrayée, moi aussi. Je trouvais ça pas mal gros, la DPJ, t'sais, pour une mère qui frappe pas et qui nous nourrit bien. Mais j'avais, quoi... 14-15 ans? C'était facile pour ma mère de me faire alors passer pour une folle. Et c'était facile pour la DPJ de se dire: elle est assez vieille pour savoir ce qu'elle fait.
Ben non. Ostie. J'aurais du continuer les démarches. Je me suis faite entourloupée par ma mère. J'ai rembarqué sur le bateau familial sans savoir comment et tout en continuant de vomir par-dessus bord, je regardais le rivage qui s'éloignait, s'éloignait, s'éloignait.
Après ça, je suis sûre que ma mère a commencé à me détester. Moi aussi je la détestais, mais je savais pas trop vraiment pourquoi encore. Ma mère est intelligente, quand même, c'est une bonne manipulatrice, en somme.
J'ai chié tout ce que j'avais pour enfin pouvoir partir en appartement. C'est finalement un coup de poing à la tête lancé par mon frère après une sérieuse engueulade avec ma mère qui m'a fait décampé. En une semaine, j'avais trouvé mon coloc pis mon appart. Deux semaines plus tard, je partais sous les yeux peinés de ma mère qui me trouvait don jeune pour partir. Mais elle devait choisir: mon frère ne remettrait pas les pieds à la maison tant et aussi longtemps que j'étais à la maison. C'était un demi-mal.
Maudit que j'étais bien à l'époque. Le cégep, l'aide financière, le boulot, les amis, les sortis. Je me sentais à l'époque où je jouais à la grande alors que j'en avais 5. Je me suis débrouillée pas mal, j'étais bien. Le jeu entre ma mère et moi s'est calmé. Je me suis rapprochée, ma mère m'a de nouveau encerclé.
Alors je suis partie en Allemagne et juste avant, j'ai eu une de ces fameuses discussions, pire que dans le pire des films les plus pathétiques sur les départs dans un autre pays. Je l'ai cru folle. Je suis partie soulagée.
À mon retour, tentative de ma mère de me garder sous son aile. Échec. Elle était trop occupée par son emploi, j'imagine. Le cœur y était moins. Ce fut facile de revenir en appartement, pas de résistance. Elle était juste déçue que je sois si pressée de partir de chez elle. Ça l'aurait flatté que je m'éternise un peu et ça l'aurait rendue heureuse de me mettre dehors à cause de mon stock dans le garage qui commence à prendre d'la place... comme si ça pouvait gonfler au fil des mois qui passent...
Il y a eu encore ce jeu de chat et de souris qui s'agacent. Elle semble être devenue gentille, je viens, j'approche, elle sort les griffes, je m'éloigne, elle fait le chat qui dort et je reviens, la croyant de nouveau inoffensive.
À force de venir et de partir comme ça, j'ai fini enfin par comprendre véritablement en quoi consistait la manipulation de ma mère. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle y excelle tellement bien, et c'est rendu si naturel pour elle qu'elle juge maintenant son comportement de normal et qu'elle est incapable d'y voir une quelconque faute.
Peut-être aussi que c'est plus profond que ça. Peut-être qu'elle est incapable d'aimer. Allez savoir ce qui l'a rendu si inapte à cette aptitude. en fait, j'ai réalisé en parlant avec une amie, l'autre jour, que j'ai de magnifiques souvenirs d'enfance avec ma mère, mais qu'après la mort de mon père, les bons souvenirs s'espacent pour laisser place à des souvenirs désagréables.
Bref, depuis septembre, je n'ai pas vu ma mère et je m'en porte merveilleusement bien. Cependant, hier, ma mère, écœurée de se faire ignorer par moi, m'a poliment conviée avec toute sa bonne vieille manipulation à une petite soirée dans un café, après mon travail. Elle ira même me reconduire jusqu'à chez moi après, comme ça, j'aurai plus de temps pour faire mes devoirs. Le tout avec un ton sec, un débit rapide, et un point d'interrogation où la réponse est déjà incluse dans la question.
Ce soir-là, elle m'a scrappé ma soirée.
La dite soirée fantastique était programmée pour vendredi de cette semaine, mais, miracle! ma boss m'envoie un SMS pour me demander si j'étais d'accord pour changer de shift et m'envoyer dans une autre école où je terminerai trop tard pour la rencontre annoncée avec ma mère.
Cette soirée-là, ma boss a fait ma semaine.
À la fin de cet été et au début de l'automne, ma mère a fait plusieurs actions qui m'ont amené à prendre une grande décision: l'écarter de ma vie. Depuis, je me sens mieux. Véritablement mieux. Je n'ai plus de pression, je n'ai plus de stress, je me sens libérée et même, pour pousser jusqu'au zèle (et aussi parce que c'est un peu drôle), ma vie sexuelle s'en porte mieux !!
Non, pour vrai, je me sens comme ce chat qui vient de cracher une vilaine boule de poils qui était coincée depuis fort très longtemps. Parce que ma mère, c'est un gros tapon de poils entremêlé où la poussière et autres minuscules déchets s'est pris entre les filaments. Elle est remplie de vide où de vieux fantômes sont venus se pendre. C'est un tas de problèmes qui se mélangent les uns aux autres et à cause des nombreux nœuds, on arrive jamais à en connaître l'origine, la cause, la raison, le pourquoi du commun. On se fatigue à essayer de comprendre, de voir clair, de chercher un sens. On finit simplement par se perdre, se faire prendre et ensuite, vouloir se pendre.
Je ne me sens même pas capable d'avoir une once de dégoût sur ce que je suis en train de dire: j'en ai marre. Ma mère est un monstre gluant semblable à une sangsue, mais sans les vertus thérapeutiques de celles-ci, il faut le préciser. À plusieurs reprises, j'ai voulu me détacher d'elle, m'enlever à son emprise, toujours avec plus ou moins de succès, d'échecs.
Une fois, je suis même allée au poste de police tellement j'en avais marre. On a parlé de la DPJ. Ma mère s'est effrayée, moi aussi. Je trouvais ça pas mal gros, la DPJ, t'sais, pour une mère qui frappe pas et qui nous nourrit bien. Mais j'avais, quoi... 14-15 ans? C'était facile pour ma mère de me faire alors passer pour une folle. Et c'était facile pour la DPJ de se dire: elle est assez vieille pour savoir ce qu'elle fait.
Ben non. Ostie. J'aurais du continuer les démarches. Je me suis faite entourloupée par ma mère. J'ai rembarqué sur le bateau familial sans savoir comment et tout en continuant de vomir par-dessus bord, je regardais le rivage qui s'éloignait, s'éloignait, s'éloignait.
Après ça, je suis sûre que ma mère a commencé à me détester. Moi aussi je la détestais, mais je savais pas trop vraiment pourquoi encore. Ma mère est intelligente, quand même, c'est une bonne manipulatrice, en somme.
J'ai chié tout ce que j'avais pour enfin pouvoir partir en appartement. C'est finalement un coup de poing à la tête lancé par mon frère après une sérieuse engueulade avec ma mère qui m'a fait décampé. En une semaine, j'avais trouvé mon coloc pis mon appart. Deux semaines plus tard, je partais sous les yeux peinés de ma mère qui me trouvait don jeune pour partir. Mais elle devait choisir: mon frère ne remettrait pas les pieds à la maison tant et aussi longtemps que j'étais à la maison. C'était un demi-mal.
Maudit que j'étais bien à l'époque. Le cégep, l'aide financière, le boulot, les amis, les sortis. Je me sentais à l'époque où je jouais à la grande alors que j'en avais 5. Je me suis débrouillée pas mal, j'étais bien. Le jeu entre ma mère et moi s'est calmé. Je me suis rapprochée, ma mère m'a de nouveau encerclé.
Alors je suis partie en Allemagne et juste avant, j'ai eu une de ces fameuses discussions, pire que dans le pire des films les plus pathétiques sur les départs dans un autre pays. Je l'ai cru folle. Je suis partie soulagée.
À mon retour, tentative de ma mère de me garder sous son aile. Échec. Elle était trop occupée par son emploi, j'imagine. Le cœur y était moins. Ce fut facile de revenir en appartement, pas de résistance. Elle était juste déçue que je sois si pressée de partir de chez elle. Ça l'aurait flatté que je m'éternise un peu et ça l'aurait rendue heureuse de me mettre dehors à cause de mon stock dans le garage qui commence à prendre d'la place... comme si ça pouvait gonfler au fil des mois qui passent...
Il y a eu encore ce jeu de chat et de souris qui s'agacent. Elle semble être devenue gentille, je viens, j'approche, elle sort les griffes, je m'éloigne, elle fait le chat qui dort et je reviens, la croyant de nouveau inoffensive.
À force de venir et de partir comme ça, j'ai fini enfin par comprendre véritablement en quoi consistait la manipulation de ma mère. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle y excelle tellement bien, et c'est rendu si naturel pour elle qu'elle juge maintenant son comportement de normal et qu'elle est incapable d'y voir une quelconque faute.
Peut-être aussi que c'est plus profond que ça. Peut-être qu'elle est incapable d'aimer. Allez savoir ce qui l'a rendu si inapte à cette aptitude. en fait, j'ai réalisé en parlant avec une amie, l'autre jour, que j'ai de magnifiques souvenirs d'enfance avec ma mère, mais qu'après la mort de mon père, les bons souvenirs s'espacent pour laisser place à des souvenirs désagréables.
Bref, depuis septembre, je n'ai pas vu ma mère et je m'en porte merveilleusement bien. Cependant, hier, ma mère, écœurée de se faire ignorer par moi, m'a poliment conviée avec toute sa bonne vieille manipulation à une petite soirée dans un café, après mon travail. Elle ira même me reconduire jusqu'à chez moi après, comme ça, j'aurai plus de temps pour faire mes devoirs. Le tout avec un ton sec, un débit rapide, et un point d'interrogation où la réponse est déjà incluse dans la question.
Ce soir-là, elle m'a scrappé ma soirée.
La dite soirée fantastique était programmée pour vendredi de cette semaine, mais, miracle! ma boss m'envoie un SMS pour me demander si j'étais d'accord pour changer de shift et m'envoyer dans une autre école où je terminerai trop tard pour la rencontre annoncée avec ma mère.
Cette soirée-là, ma boss a fait ma semaine.
dimanche 14 novembre 2010
19- Ces temps vagues...
Depuis trois jours, je souffre d'acharnement. L'acharnement total, le vrai, celui des lesbiennes féministes menstruées. Sauf que je ne suis pas lesbienne et surtout pas féministe. On passe pour le troisième qualificatif.
Hier, toutefois, l'acharnement s'est dissipé sous le bras d'un aveugle. Je revenais de mon examen de Cégep@distance, plus acharnée que jamais. Cependant, j'avais des bonnes intentions. Mon chum et moi avions prévu de passer une belle soirée ensemble. J'ai donc mis de côté ma mauvaise humeur, ma fatigue et mon irritation et j'ai fait un détour de 20 minutes pour aller acheter tout ce qu'on avait de besoin pour faire un bon tajine québécois (c'est ça qu'on appelle l'assimilation!)
Baguette de pain sous le bras, sacoche et sac d'épicerie sous l'autre, je m'en reviens, trotti-trottant vers le métro. C'est alors que je vois un homme, avec sa canne blanche, qui semble assez perdu. Il essayait de descendre par les escaliers montants.
"Je vous donne un coup de main?! Vous êtes sur le point de descendre en montant, là!" On fait marche arrière, littéralement (mes expériences de guide-aveugle n'étant pas très nombreuses..) et on revient vers les escaliers descendants. L'homme semblait si calme, si "ok" avec la situation. À sa place, j'aurais plutôt sacré comme le calvaire et garroché ma canne blanche au boutte de mes bras, mais lui, non, il me souriait sans savoir si j'étais vraiment en face de lui.
Ça m'a troublé.
Ensuite, il partait direction Snowdon. Je l'ai accompagné sur le quai et j'ai laissé mon aveugle là, un peu inquiète pour le reste de sa promenade.
Il ne m'a pas enlevé mon acharnement, mais disons que, pendant un instant, mon monde s'est arrêté de tourner autour de mon nombril et ça m'a fait du bien.
Hier, toutefois, l'acharnement s'est dissipé sous le bras d'un aveugle. Je revenais de mon examen de Cégep@distance, plus acharnée que jamais. Cependant, j'avais des bonnes intentions. Mon chum et moi avions prévu de passer une belle soirée ensemble. J'ai donc mis de côté ma mauvaise humeur, ma fatigue et mon irritation et j'ai fait un détour de 20 minutes pour aller acheter tout ce qu'on avait de besoin pour faire un bon tajine québécois (c'est ça qu'on appelle l'assimilation!)
Baguette de pain sous le bras, sacoche et sac d'épicerie sous l'autre, je m'en reviens, trotti-trottant vers le métro. C'est alors que je vois un homme, avec sa canne blanche, qui semble assez perdu. Il essayait de descendre par les escaliers montants.
"Je vous donne un coup de main?! Vous êtes sur le point de descendre en montant, là!" On fait marche arrière, littéralement (mes expériences de guide-aveugle n'étant pas très nombreuses..) et on revient vers les escaliers descendants. L'homme semblait si calme, si "ok" avec la situation. À sa place, j'aurais plutôt sacré comme le calvaire et garroché ma canne blanche au boutte de mes bras, mais lui, non, il me souriait sans savoir si j'étais vraiment en face de lui.
Ça m'a troublé.
Ensuite, il partait direction Snowdon. Je l'ai accompagné sur le quai et j'ai laissé mon aveugle là, un peu inquiète pour le reste de sa promenade.
Il ne m'a pas enlevé mon acharnement, mais disons que, pendant un instant, mon monde s'est arrêté de tourner autour de mon nombril et ça m'a fait du bien.
vendredi 12 novembre 2010
18- L'éducation
Depuis le collégial... non, depuis la fin du secondaire, je me pose de sérieuses questions sur le système d'éducation. D'abord simplement "haineuse" contre "les obligations" du système au secondaire, j'en suis arrivée à me questionner plus profondément sur l'intérêt de l'éducation.
On entend par intérêt:
1- un souci favorable pour quelqu'un/quelque chose.
2- une chose importante/stimulante pour quelqu'un.
3- un avantage.
4- une somme d'argent due pour le prêt d'un montant.
Et en s'interrogeant sur le but de l'éducation, on trouve la réponse suivante: moyens mis en place afin de développer des domaines, des aptitudes, des connaissances, etc.
L'intérêt de l'éducation, c'est donc un souci "d'élévation" des individus de la société afin de développer des différents domaines existants pour en tirer des avantages.
Simplement à partir de cela, je pose quelques problématiques bien simples:
1- Il est facile (trop facile) d'entrer dans certains programmes. Le nombre d'individus inscrits ces programmes y est alors très grand, plus grand que nécessaire. Les "vrais" étudiants se fondent alors parmi les étudiants moins studieux. Les professeurs n'ont pas assez de temps pour ceux qui veulent véritablement étudier, apprendre et faire avancer le domaine.
2- Des programmes universitaire d'arts, c'est bien, c'est nécessaire, mais trop, c'est comme pas assez. Les universités ayant présentement des problèmes financiers, je ne comprends pas qu'il y ait autant d'argent investit dans le domaine des arts. Le problème ne vient pas de cet investissement, mais du mot autant. Quel est le pourcentage d'étudiants en art qui apporteront véritablement une révolution dans le domaine? Alors pourquoi autant d'argent là-dedans, ciboire?!
3- Le "one size fit". Les plus cons au plus intelligents se retrouvent dans les mêmes classes. C'est comme mettre un p'tit gros qui n'aime pas courir et le prochain Bruny Surin dans la même classe. Ça ne fonctionnera jamais. Le p'tit gros, plutôt que de ne pas aimer courir, détestera courir. Et le prochain Bruny Surin n'existera pas, faute de ne pas avoir pu lui offrir un niveau de performance ajusté à son calibre.
Je finis avec ce lien, fort intéressant sur la maudite réforme scolaire. Preuve que mettre les plus cons avec les plus intelligents, ça donne pas des résultats fort, fort...
http://ladeseducation.ca
On entend par intérêt:
1- un souci favorable pour quelqu'un/quelque chose.
2- une chose importante/stimulante pour quelqu'un.
3- un avantage.
4- une somme d'argent due pour le prêt d'un montant.
Et en s'interrogeant sur le but de l'éducation, on trouve la réponse suivante: moyens mis en place afin de développer des domaines, des aptitudes, des connaissances, etc.
L'intérêt de l'éducation, c'est donc un souci "d'élévation" des individus de la société afin de développer des différents domaines existants pour en tirer des avantages.
Simplement à partir de cela, je pose quelques problématiques bien simples:
1- Il est facile (trop facile) d'entrer dans certains programmes. Le nombre d'individus inscrits ces programmes y est alors très grand, plus grand que nécessaire. Les "vrais" étudiants se fondent alors parmi les étudiants moins studieux. Les professeurs n'ont pas assez de temps pour ceux qui veulent véritablement étudier, apprendre et faire avancer le domaine.
2- Des programmes universitaire d'arts, c'est bien, c'est nécessaire, mais trop, c'est comme pas assez. Les universités ayant présentement des problèmes financiers, je ne comprends pas qu'il y ait autant d'argent investit dans le domaine des arts. Le problème ne vient pas de cet investissement, mais du mot autant. Quel est le pourcentage d'étudiants en art qui apporteront véritablement une révolution dans le domaine? Alors pourquoi autant d'argent là-dedans, ciboire?!
3- Le "one size fit". Les plus cons au plus intelligents se retrouvent dans les mêmes classes. C'est comme mettre un p'tit gros qui n'aime pas courir et le prochain Bruny Surin dans la même classe. Ça ne fonctionnera jamais. Le p'tit gros, plutôt que de ne pas aimer courir, détestera courir. Et le prochain Bruny Surin n'existera pas, faute de ne pas avoir pu lui offrir un niveau de performance ajusté à son calibre.
Je finis avec ce lien, fort intéressant sur la maudite réforme scolaire. Preuve que mettre les plus cons avec les plus intelligents, ça donne pas des résultats fort, fort...
http://ladeseducation.ca
mercredi 10 novembre 2010
17- L'éparpillement
C'est la session la plus chaotique que j'aie eu de ma vie. Je m'absente beaucoup, j'oublie les devoirs, je n'écoute pas, je pars à la pause même si je suis arrivée en retard à la première partie du cours. Je suis fatiguée, lasse, peu intéressée. Je suis dans un cours de théorie littéraire, je pense à mon budget, je suis chez moi à faire des devoirs de cégep, je pense à la prochaine remise de travail à l'université, je suis au travail, je pense à des solutions à mes problèmes personnelles.
Étrangement, je suis partagée entre deux sentiments. L'un est le désespoir; celui où l'on sent que l'énergie manque pour tout contrôler, l'autre est l'espoir, car le soulèvement de la poussière est immanquable lorsque l'on fait du gros ménage.
Je vois pourtant bien que j'avance, très rapidement, mais je commence à manquer de force. Un mois et demi à tenir. Encore... Un mois et demi...
Étrangement, je suis partagée entre deux sentiments. L'un est le désespoir; celui où l'on sent que l'énergie manque pour tout contrôler, l'autre est l'espoir, car le soulèvement de la poussière est immanquable lorsque l'on fait du gros ménage.
Je vois pourtant bien que j'avance, très rapidement, mais je commence à manquer de force. Un mois et demi à tenir. Encore... Un mois et demi...
dimanche 7 novembre 2010
16- Courir jusque dans le vide
Un arbre, sous une bourrasque de vent trop forte, perd de ses feuilles, comme un autre pleurerait d'un coup du destin trop tragique, ou comme un oiseau perd de ses plumes lorsqu'il est atteint d'une balle de fusil. C'est que le temps passe, les saisons défilent, défilent, défilent... Derrière nous, des brides d'âmes échappées pendant ces périodes où la faiblesse accable le corps entier. La vie, alors, est une longue liturgie, qui se répète dans les échos si particuliers des grandes églises. C'est l'ennui. Quelques fous y voient une poésie, prennent la décision alors d'y rester. Mais ils vivent heureux dans leur mélancolie, sont en paix devant les grands coups du destin; ils n'ont pas peur, ils sont calmes, on les envie presque. Mais les autres connaissent les printemps, le rétablissement tranquille et inespéré des choses. On avait osé ne plus y croire, certains l'avaient oublié et vraiment, lorsque l'ombre semble avoir enfin tout consommé, arrive cette bride de lumière, pour nous achever plus fortement, ou alors, pour nous raviver, juste à temps.
jeudi 4 novembre 2010
15- Quand je vais être grande, je serai...
Quand j'étais toute petite, je voulais être princesse. Après, quand on m'a dit que la vie de princesses était plutôt ennuyante, j'ai voulu devenir écrivaine. Après j'ai changé pour être vétérinaire, chanteuse, traductrice, caméraman, policière, psychologue, athlète/prof de gym/coach.
Quand je suis devenue un peu plus grande tout en étant encore petite, je me suis intéressée au corps policier et au travail social pour être profondément désillusionnée à mon adolescence, période propice à la découverte de ces services gouvernementaux, ma foi, surprenants...
Alors sans grande intention, je me suis inscrite au cégep, en arts et lettres, profil lettres où mes intentions de devenir écrivaines ont remontées à la surface. J'ai poursuivi en littérature à l'université où mon intérêt pour l'art à diminuer de façon considérable à chacune des nouvelles sessions entamées.
Heureusement, à travers mes cours d'arts, j'ai eu des cours d'anthropologie et de linguistique, j'ai découvert la langue allemande et arabe et j'ai travaillé comme tuteure auprès de jeunes et de moins jeunes de différentes cultures et nationalités.
J'ai trouvé ces échanges très enrichissants et stimulants. Ils permettaient de mettre en pratique mon côté créatif et de venir en aide à ceux qui en avait besoin, tout en développant une relation de confiance avec l'autre. Ma facilité à vulgariser et à synthétiser la matière, mon intérêt à l'écriture et aux langues et les multiples défis que rencontre un tuteur m'ont amené à clarifier mon choix de carrière.
Aujourd'hui encore, j'ai eu la confirmation que ce genre de travail était fait pour moi. La mère du petit garçon que j'aide m'a affirmé que celui-ci adorait les exercices que je lui préparais. Je remarque aussi que ses résultats, autant que ses efforts et sa motivation augmentent de semaines en semaines.
C'est pour cela que, quand je serai grande, je serai orthopédagogue!
Quand je suis devenue un peu plus grande tout en étant encore petite, je me suis intéressée au corps policier et au travail social pour être profondément désillusionnée à mon adolescence, période propice à la découverte de ces services gouvernementaux, ma foi, surprenants...
Alors sans grande intention, je me suis inscrite au cégep, en arts et lettres, profil lettres où mes intentions de devenir écrivaines ont remontées à la surface. J'ai poursuivi en littérature à l'université où mon intérêt pour l'art à diminuer de façon considérable à chacune des nouvelles sessions entamées.
Heureusement, à travers mes cours d'arts, j'ai eu des cours d'anthropologie et de linguistique, j'ai découvert la langue allemande et arabe et j'ai travaillé comme tuteure auprès de jeunes et de moins jeunes de différentes cultures et nationalités.
J'ai trouvé ces échanges très enrichissants et stimulants. Ils permettaient de mettre en pratique mon côté créatif et de venir en aide à ceux qui en avait besoin, tout en développant une relation de confiance avec l'autre. Ma facilité à vulgariser et à synthétiser la matière, mon intérêt à l'écriture et aux langues et les multiples défis que rencontre un tuteur m'ont amené à clarifier mon choix de carrière.
Aujourd'hui encore, j'ai eu la confirmation que ce genre de travail était fait pour moi. La mère du petit garçon que j'aide m'a affirmé que celui-ci adorait les exercices que je lui préparais. Je remarque aussi que ses résultats, autant que ses efforts et sa motivation augmentent de semaines en semaines.
C'est pour cela que, quand je serai grande, je serai orthopédagogue!
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