vendredi 12 novembre 2010

18- L'éducation

Depuis le collégial... non, depuis la fin du secondaire, je me pose de sérieuses questions sur le système d'éducation. D'abord simplement "haineuse" contre "les obligations" du système au secondaire, j'en suis arrivée à me questionner plus profondément sur l'intérêt de l'éducation.

On entend par intérêt:
1- un souci favorable pour quelqu'un/quelque chose.
2- une chose importante/stimulante pour quelqu'un.
3- un avantage.
4- une somme d'argent due pour le prêt d'un montant.

Et en s'interrogeant sur le but de l'éducation, on trouve la réponse suivante: moyens mis en place afin de développer des domaines, des aptitudes, des connaissances, etc.

L'intérêt de l'éducation, c'est donc un souci "d'élévation" des individus de la société afin de développer des différents domaines existants pour en tirer des avantages.

Simplement à partir de cela, je pose quelques problématiques bien simples:

1- Il est facile (trop facile) d'entrer dans certains programmes. Le nombre d'individus inscrits ces programmes y est alors très grand, plus grand que nécessaire. Les "vrais" étudiants se fondent alors parmi les étudiants moins studieux. Les professeurs n'ont pas assez de temps pour ceux qui veulent véritablement étudier, apprendre et faire avancer le domaine.

2- Des programmes universitaire d'arts, c'est bien, c'est nécessaire, mais trop, c'est comme pas assez. Les universités ayant présentement des problèmes financiers, je ne comprends pas qu'il y ait autant d'argent investit dans le domaine des arts. Le problème ne vient pas de cet investissement, mais du mot autant. Quel est le pourcentage d'étudiants en art qui apporteront véritablement une révolution dans le domaine? Alors pourquoi autant d'argent là-dedans, ciboire?!

3- Le "one size fit". Les plus cons au plus intelligents se retrouvent dans les mêmes classes. C'est comme mettre un p'tit gros qui n'aime pas courir et le prochain Bruny Surin dans la même classe. Ça ne fonctionnera jamais. Le p'tit gros, plutôt que de ne pas aimer courir, détestera courir. Et le prochain Bruny Surin n'existera pas, faute de ne pas avoir pu lui offrir un niveau de performance ajusté à son calibre.

Je finis avec ce lien, fort intéressant sur la maudite réforme scolaire. Preuve que mettre les plus cons avec les plus intelligents, ça donne pas des résultats fort, fort...

http://ladeseducation.ca

mercredi 10 novembre 2010

17- L'éparpillement

C'est la session la plus chaotique que j'aie eu de ma vie. Je m'absente beaucoup, j'oublie les devoirs, je n'écoute pas, je pars à la pause même si je suis arrivée en retard à la première partie du cours. Je suis fatiguée, lasse, peu intéressée. Je suis dans un cours de théorie littéraire, je pense à mon budget, je suis chez moi à faire des devoirs de cégep, je pense à la prochaine remise de travail à l'université, je suis au travail, je pense à des solutions à mes problèmes personnelles.

Étrangement, je suis partagée entre deux sentiments. L'un est le désespoir; celui où l'on sent que l'énergie manque pour tout contrôler, l'autre est l'espoir, car le soulèvement de la poussière est immanquable lorsque l'on fait du gros ménage.

Je vois pourtant bien que j'avance, très rapidement, mais je commence à manquer de force. Un mois et demi à tenir. Encore... Un mois et demi...

dimanche 7 novembre 2010

16- Courir jusque dans le vide

Un arbre, sous une bourrasque de vent trop forte, perd de ses feuilles, comme un autre pleurerait d'un coup du destin trop tragique, ou comme un oiseau perd de ses plumes lorsqu'il est atteint d'une balle de fusil. C'est que le temps passe, les saisons défilent, défilent, défilent... Derrière nous, des brides d'âmes échappées pendant ces périodes où la faiblesse accable le corps entier. La vie, alors, est une longue liturgie, qui se répète dans les échos si particuliers des grandes églises. C'est l'ennui. Quelques fous y voient une poésie, prennent la décision alors d'y rester. Mais ils vivent heureux dans leur mélancolie, sont en paix devant les grands coups du destin; ils n'ont pas peur, ils sont calmes, on les envie presque. Mais les autres connaissent les printemps, le rétablissement tranquille et inespéré des choses. On avait osé ne plus y croire, certains l'avaient oublié et vraiment, lorsque l'ombre semble avoir enfin tout consommé, arrive cette bride de lumière, pour nous achever plus fortement, ou alors, pour nous raviver, juste à temps.

jeudi 4 novembre 2010

15- Quand je vais être grande, je serai...

Quand j'étais toute petite, je voulais être princesse. Après, quand on m'a dit que la vie de princesses était plutôt ennuyante, j'ai voulu devenir écrivaine. Après j'ai changé pour être vétérinaire, chanteuse, traductrice, caméraman, policière, psychologue, athlète/prof de gym/coach.

Quand je suis devenue un peu plus grande tout en étant encore petite, je me suis intéressée au corps policier et au travail social pour être profondément désillusionnée à mon adolescence, période propice à la découverte de ces services gouvernementaux, ma foi, surprenants...

Alors sans grande intention, je me suis inscrite au cégep, en arts et lettres, profil lettres où mes intentions de devenir écrivaines ont remontées à la surface. J'ai poursuivi en littérature à l'université où mon intérêt pour l'art à diminuer de façon considérable à chacune des nouvelles sessions entamées.

Heureusement, à travers mes cours d'arts, j'ai eu des cours d'anthropologie et de linguistique, j'ai découvert la langue allemande et arabe et j'ai travaillé comme tuteure auprès de jeunes et de moins jeunes de différentes cultures et nationalités.

J'ai trouvé ces échanges très enrichissants et stimulants. Ils permettaient de mettre en pratique mon côté créatif et de venir en aide à ceux qui en avait besoin, tout en développant une relation de confiance avec l'autre. Ma facilité à vulgariser et à synthétiser la matière, mon intérêt à l'écriture et aux langues et les multiples défis que rencontre un tuteur m'ont amené à clarifier mon choix de carrière.

Aujourd'hui encore, j'ai eu la confirmation que ce genre de travail était fait pour moi. La mère du petit garçon que j'aide m'a affirmé que celui-ci adorait les exercices que je lui préparais. Je remarque aussi que ses résultats, autant que ses efforts et sa motivation augmentent de semaines en semaines.

C'est pour cela que, quand je serai grande, je serai orthopédagogue!

jeudi 28 octobre 2010

Masturbation intellectuelle

J'ai relu une bonne partie de mes blogues. Ça m'a redonné le goût d'en écrire plus. D'écrire aussi. D'achever. De continuer. D'innover également. D'un peu de tout.

Il faut dire que je suis dans une passe de vieille minouche qui tricote devant des émissions pour filles à l'eau de rose du 21ème siècle (notez que XXI, ça ne fait plus 21ème). Y s'en faut de peu pour qu'un verre d'alcool et un bol de chips accompagnent mes soirées.

La dite émission, car elle mérite véritablement qu'on la nomme, c'est La Galère. Ce n'est pas un chef-d'œuvre, mais il y a un personnage, Stéphanie Valois, qui est une auteure. Alors... alors c'est ça. Ça donne le goût d'être dans ses culottes, si on peut dire.

Ces temps-ci, j'entends beaucoup parler de masturbation intellectuelle. On peut dire qu'entre mes pelotes de laine et La Galère, je me masturbe intellectuelle jusqu'à l'extrême. On peut presque appeler ça de la perversion intellectuelle tellement je suis into in sans vraiment avoir l'envie de l'être. Du sado-masochisme intellectuel, tiens.

Trois cours de Cégep@Distance en parallèle à trois cours universitaires. L'ironie dans tous ça, c'est que je trouve mes cours de cégep beaucoup plus difficile que ceux de l'université et que même si je déteste les stats et la bio, je suis plus motivée à les terminer que de me rendre aux cours universitaires que j'ai choisi pour terminer mon certificat en création...

Si c'est pas de la masturbation sado-masochisme intellectuelle, ça...!

Alors question de "décompresser", j'écoute La Galère en tricotant des pantoufles que mon chum souhaite avoir avant la fin de l'hiver, en rêvant à recommencer à écrire, tout en bouffant un peu trop pour compenser mon manque de stimulation d'endorphines et en maudissant le cégep de me prendre tellement de temps que je n'en trouve plus pour aller faire fondre les calories que j'ingurgite en trop.

OUF! Méchante phrase. Ça doit être l'effet de la masturbation.

13- As it was never me

Almost two years ago, I've wrote this:

"L'autre fois, une journée complète à faire l'amour sous les couvertures, à regarder les ombres du jour courir sur le visage de l'autre, à se toucher, à s'aimer, à parler de choses et d'autre."

And so many things have been wrote before and after. Mais après... un long silence.

For a long time, no words came out of my mine to hit a white space. And now, as if I wake up from a long coma, I read things that I wrote before as it was never me.

Because some are too beautiful, and some others, too disgusting...

samedi 16 octobre 2010

12- Djihad

Tendre la main et recevoir le fouet,
Donner alors l'autre joue,
Comme, dans la Bible, on nous l'enseignait.

Tourner la paume vers le ciel,
Recevoir colère et chagrin,
Revenir, l’échine courbée, couverte de fiel.

Tenter d’éclaircir des taches,
Et se noircir les mains,
L’esprit doute… par un sentiment lâche?

Tendre la main et recevoir le fouet,
Grincer des dents,
Par une amnésie d’un moment.

Tourner la paume vers un autre ciel,
Recevoir bénédiction et félicité,
Enfin, de ce fiel, être libérée.

Oublier ces taches passionnelles,
Et se blanchir les mains,
L’esprit bénit, libre par la possibilité d’un djihad personnel.

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De l'arabe, djihad signifie "exercer la force". Le plus haut des djihad est le djihad du coeur, djihad personnel, qui mande à celui qui le fait de se faire violence devant les choses qui pourraient le faire défaillir du droit chemin, d'un chemin moral. Dans le Coran, il est permis de faire djihad quand l'honneur, la terre, et les choses sacrées i.e. la religion sont menacés.

Faire djihad ne signifie pas nécessairement prendre les armes et déclarer la guerre. Le djihad (force) peut se faire sous forme de revendication des droits, d'affirmation de soi, de débats, de rétablissements de faits, parfois de retrait, etc.

"Le djihad sur le sentier d'Allah sert uniquement à la défense de la terre, de l'honneur et des choses sacrées..." Youssef al-Qardawi.

Certaines choses dans ma vie ont été bafouées. J'ai souvent perdu mon honneur, ma terre n'a pas toujours été respectée et je vois quelques-unes des choses sacrées de ma vie être menacée. Je ne veux plus de ça.